Auto-entrepreneur ou portage salarial : quel statut choisir ?

Auto-entrepreneur ou portage salarial : quel statut choisir ?

Auto-entrepreneur ou portage salarial : quel statut choisir ?

Au moment de lancer son activité professionnelle en tant qu’indépendant, le choix du statut juridique est une étape non seulement obligatoire, mais aussi déterminante. Faut-il préférer le régime très populaire de la micro-entreprise (anciennement autoentreprise) ou la voie du portage salarial ? Auto-entrepreneur ou portage salarial : en réalité, ces 2 statuts très différents adressent chacun un profil spécifique. Voici un comparatif complet des statuts de micro-entrepreneur et de salarié porté, pour faire votre choix en connaissance de cause, eu égard à vos objectifs et compétences propres.

AUto-entrepreneur et portage salarial : définitions des statuts de travailleurs indépendants

En exerçant votre activité en tant qu’auto-entrepreneur ou en portage salarial, vous vous offrez un même avantage de taille : votre parfaite indépendance. Pas de lien de subordination avec vos clients, la libre organisation de votre emploi du temps, le choix de vos missions et la possibilité d’arbitrer de manière équilibrée entre vie personnelle et projets professionnels.

Pour autant, chaque statut est bien distinct.

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Les atouts du portage salarial :

Alternative au statut d’auto-entrepreneur, le portage salarial permet d’exercer une activité professionnelle d’indépendant, tout en bénéficiant des avantages du statut de salarié et sans avoir à créer d’entreprise.

Les atouts de l’auto-entreprenariat :

Le régime de la micro-entreprise (ou autoentreprise) facilite la création et la gestion de votre structure juridique en instaurant des formalités allégées.

Attention : en tant que micro-entrepreneur, votre chiffre d’affaires annuel est limité. Vous ne pouvez facturer plus de 70 000 € HT pour de la prestation de services, 170 000 € HT pour une activité commerciale ou d’hébergement.

Avantages et inconvénients des statuts complémentaires d’auto-entrepreneur et de salarié porté

PORTAGE SALARIAL AUTO-ENTREPRENEUR
Régime Salarié en CDI ou CDD, mais entièrement autonome dans le choix de ses clients et le prix de ses prestations. Régime Salarié en CDI ou CDD, mais entièrement autonome dans le choix de ses clients et le prix de ses prestations. Entrepreneur individuel sous le régime de la micro-entreprise.
Métiers éligibles Les métiers liés à des prestations intellectuelles et non réglementés : développeur informatique, manager de transition, agent commercial, consultant finance, ingénieurs… Activités commerciales, artisanales et certaines activités libérales.
Plafonds de chiffre d’affaires Pas de maximum de chiffre d’affaires.
Pas de minimum chez Portify.
Activités de prestations de services : 70 000 € de CA HT/an.

Activités de vente et d’hébergement : 170 000 € de CA HT/an.

Déduction de frais Possibilité de se faire reverser les frais de fonctionnement et de déplacement en fonction du chiffre d’affaires généré.
Les frais ne sont pas soumis à impôt ni aux charges sociales, et sans fiscalité associée.
Frais professionnels non déductibles.
Charges sociales Environ 50% de charges sociales.

Quelques cotisations sociales payées par le consultant en portage salarial et son employeur :

    • CSG-CRDS
    • Cotisation chômage
    • Cotisation d’allocations familiales
    • Assurance maladie
    • Aide au logement
    • Cotisation vieillesse
22 % pour les prestations de services.

22 % pour les activités libérales.

12,8 % pour une activité d’achat/revente.

TVA Soumis à TVA, mais sans impact sur la rémunération du salarié porté. Prestations de services :

Soumis à TVA à partir de 33 201€ (sous certaines conditions).

Activités commerciales et d’hébergement :

Soumis à TVA à partir de 82 801€ (sous certaines conditions).

Engagement du patrimoine personnel Non, grâce au statut de salarié. Oui, mais possibilité de protéger ses biens via une déclaration d’insaisissabilité devant notaire.Oui, mais possibilité de protéger ses biens via une déclaration d’insaisissabilité devant notaire.
Assurance Assurance responsabilité civile professionnelle de la société de portage salarial.

Garantie Financière et Garantie des salaires.

Pas de spécificité.

En fonction de l’activité, certaines assurances sont obligatoires

Couverture santé & retraite CPAM (Caisse Primaire d’Assurance Maladie).

Prévoyance.

Mutuelle d’Entreprise.

Retraite des cadres.

Affiliation à la Sécurité sociale des Indépendants (SSI).

Possibilité de souscrire à des couvertures complémentaires payantes.

Droits à la retraite limités.

Droits au chômage & aides Ouverture de droits et cumul possibles dans les mêmes conditions qu’un salarié « traditionnel ». Plusieurs cas de figure existent :

    • Un chômeur qui se lance auto-entrepreneur peut cumuler ses droits au chômage avec son activité.
    • L’aide à la création ou à la reprise d’entreprise (Arce) permet d’obtenir une exonération partielle de charges sociales, dite exonération de début d’activité, et un accompagnement pendant les premières années d’activité.

Mais : Un auto-entrepreneur qui met fin à son activité ne peut pas prétendre au chômage.

Administratif / Comptabilité Formalités prises en charge par la société de portage salarial Formalités à réaliser par l’auto-entrepreneur.

Pas d’obligation de recourir à un comptable.

Formation Droits identiques aux salariés « traditionnels ».

Actions collectives nationales, CPF, possibilité de prise en charge par l’entreprise de portage.

Oui sous réserve de verser chaque année une contribution à la formation professionnelle (CFP).

Formation obligatoire payante à la gestion d’entreprise.

A noter : en contrepartie des services fournis par la société de portage salarial, le salarié porté paye des frais de gestion. Découvrez toute la vérité sur les frais de gestion en portage salarial, pour mieux arbitrer entre statut d’auto-entrepreneur et portage salarial.

Cumuler les 2 statuts, c’est possible ?

Vous êtes séduit par les caractéristiques des 2 statuts d’auto-entrepreneur et de salarié porté ? Rien ne vous interdit de les cumuler ! Vous facturez alors vos clients avec l’un ou l’autre de vos statuts, en fonction des missions.

L’astuce : vous atteignez le plafond de chiffre d’affaires maximum en micro-entreprise ? Passez en portage salarial pour continuer à encaisser, et optimiser vos revenus eu égard à vos objectifs !

Notre avis chez Portify

Auto-entrepreneur ou portage salarial : il n’y a pas de « meilleur » statut. Pour faire votre choix, tenez compte des éléments suivants :

  • Vos prétentions en termes de rémunération : vous êtes limité par un plafond de revenus en micro-entreprise. Le portage salarial vous permet de gagner plus.
  • Votre métier : les professions réglementées – professions de santé et professions juridiques – ne peuvent être exercées sous les statuts de salarié porté ni d’auto-entrepreneur. En dehors de ces métiers, vous pouvez exercer tous types d’activités indépendantes sous un statut ou l’autre. Une exception : l’activité de services à la personne ne peut être exercée en portage salarial.
  • Vos capacités de gestion : le portage salarial vous fait bénéficier d’un accompagnement précieux, dans toutes vos démarches administratives et juridiques. En tant que micro-entrepreneur, au contraire, vous créez et gérez seul votre autoentreprise. Si ces tâches vous paraissent hors de votre champ de compétences, ou si vous souhaitez gagner du temps, préférez le portage salarial.
  • Votre arbitrage rémunération vs sécurisation : en contrepartie des services fournis, la société de portage salarial vous facture des frais de gestion. En micro-entreprise, vous économisez sur ces frais. Mais attention : le portage salarial vous offre un niveau de sécurisation supérieur, notamment en vous ouvrant droit à l’assurance chômage. Cet argument peut peser dans la balance, tenez-en compte au moment de choisir entre auto-entrepreneur ou portage salarial !

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